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Le plomb refait surface à Notre-Dame !

19/05/2021
Depuis le lundi 18 mai, il n’est plus possible de circuler librement sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame en raison des concentrations en plomb dangereuses qui ont été mesurées en différents points du site.
 

Une pollution persistante

Les images ont fait le tour du monde, celles d’un des monuments emblématiques de Paris en proie aux flammes ! Le 15 avril 2019, le toit et la flèche de la cathédrale Notre-Dame s’effondraient sous l’effet du brassier libérant ainsi entre 300 et 400 tonnes de plomb dans l’atmosphère. Très vite, associations et journalistes, d’une part, et Mairie de Paris, ARS (Agence régionale de santé) et préfecture, d’autre part, se sont affrontés sur les conséquences environnementales et sanitaires d’une pollution au plomb dans la zone du monument, mais aussi dans toute la capitale et sa périphérie. Plus de deux ans après, cette pollution refait surface avec des mesures de concentrations en plomb inquiétantes relevées sur le parvis de la cathédrale.
La préfecture de police de Paris vient en effet de révéler que « les résultats de la dernière campagne de mesures ont fait apparaître des concentrations de poussières de plomb supérieures au niveau habituel parisien en certains points du parvis ». Ces résultats ont donc contraint le préfet à prendre un arrêté afin d’interdire la circulation des piétons et des véhicules sur le parvis. La réouverture interviendra une fois effectué un énième nettoyage du site et la réalisation de nouvelles mesures de concentrations démontrant l’absence de risque sanitaire.
 

Des actions de décontamination du site en question

Cette mesure de prévention, plus de deux ans après les faits, conduit inévitablement à s’interroger sur les moyens déployés pour éradiquer les risques sanitaires et environnementaux. Comment, malgré des travaux de décontamination, notamment une importante campagne menée dès août 2018, est-il encore possible de mesurer des concentrations aussi importantes de plomb ? Si l’on peut être rassuré sur la surveillance continue dont font l’objet les abords du monument, on ne peut s’empêcher de questionner l’efficacité des moyens mis en place malgré les efforts de communication déployés par la Mairie de Paris pour défendre sa gestion de la crise.
Pour rappel, dans les jours qui ont suivi l’incendie, des concentrations en plomb de plus de 1 300 000 µg/m² ont été mesurées sur le parvis de la cathédrale (le seuil de vigilance pour les prélèvements au sol étant fixé à 5 000 µg/m2). Le panache de poussières provoqué par l’incendie avait également dispersé du plomb dans l’Ouest de la capitale mais aussi jusqu’à 60 kilomètres du lieu du sinistre, dans les Yvelines notamment, selon une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).
Suspicieuse quant à la transparence des Pouvoirs publics et à sa prise en charge des opérations de décontamination, l’association environnementale Robin des Bois a d’ailleurs porté plainte, plainte fondée « sur un certain nombre de retards dans l'information du public, de retards dans la décontamination des écoles, mais aussi d'incohérences d'ouvertures et fermetures du parvis de Notre-Dame ». Elle exige, dans le même temps, qu’une véritable enquête sanitaire soit menée afin d’établir plus précisément les conséquences de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame.
 
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